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Une équipe de scientifiques dirigée par des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) et la Charité University Medicine Berlin a fait une découverte totalement inédite, montrant à quel point notre système immunitaire est « boosté » lorsqu’il se trouve face à un intrus viral. La possibilité d’exploiter ce mécanisme dans les vaccins ouvre de nouveaux espoirs pour la prévention et le traitement des maladies infectieuses et du cancer. Cette recherche fait l’objet d’une publication dans la revue Science.

Les cellules T tueuses – appelées aussi lymphocytes T cytotoxiques – constituent un pilier de notre système immunitaire. Elles ont la capacité d’identifier spécifiquement et de tuer les cellules qui abritent virus et bactéries ou encore celles qui forment un cancer. Ces lymphocytes T cytotoxiques joueront probablement un rôle important dans la mise au point des futurs vaccins contre le HIV/sida, l’hépatite C, le paludisme ou encore le cancer.

L’adolescence, chez l’homme, s’accompagne de nombreux bouleversements physiologiques, psychologiques, cérébraux… et de conduites à risques. On sait en effet que le cerveau de l’adolescent est en construction et que certaines régions cérébrales évoluent encore, ce qui expliquerait certains comportements « immatures ». David Sturman et Bita Moghaddam, de l’Université de Pittsburgh aux États-Unis, ajoutent une pierre à l’édifice : ils ont montré chez le rat qu’une partie du striatum des adolescents, une région cérébrale profonde, ne réagit pas comme celle des adultes quand il s’agit d’anticiper une récompense.

(…) C’est en particulier le cas du cortex préfrontal qui est impliqué dans les aptitudes complexes telles que s’organiser, contrôler ses impulsions, prendre conscience de ses actes ou se projeter dans l’avenir. L’adolescent vivrait ainsi davantage dans l’instant présent, sans penser aux conséquences de ses actes, son cortex préfrontal n’étant pas mature.

Un des éternels débats concernant Archéoptéryx est de savoir si oui ou non il volait, et si oui, de quelle manière. Question qui déchaîne la communauté des paléontologues et à laquelle Ryan Carney et plusieurs autres chercheurs viennent d’apporter un indice inédit. L’analyse approfondie du fossile d’une plume a en effet permis de définir la couleur du plumage de cette espèce et fournit également de nouveaux éléments de réponse concernant l’aptitude au vol.

Car certaines caractéristiques physiques indiquent qu’il était impossible pour cet animal de voler (absence de carène) tandis que d’autres soutiennent le contraire (sternum osseux, furcula rigide…). La capacité de vol d’Archéoptéryx n’est en outre pas l’unique interrogation concernant cet animal, souvent qualifié de mi-dinosaure, mi-oiseau.


Photographie de la plume fossilisée. Barre d’échelle : 5 mm. © Ryan Carney et al. 2012, Nature Communications

Néanmoins, tout cela ne donnait pas d’indication concernant son aptitude au vol. Dans un article de Nature Communications, c’est une plume de l’animal qui a été passée au crible. Les scientifiques étaient à la recherche de mélanosomes, ces petits organites producteurs de pigment que l’on trouve en quantité variables à l’intérieur de la plume, du calamus – base de la « tige » – aux barbules. Celles-ci sont des petits crochets qui assurent le lien entre les barbes, filaments qui composent la plume.

De l’Australie au Groenland, du fond des mers aux confins de l’espace, ce nouveau numéro de CNRS Le journal vous entraîne dans l’une des plus fascinantes quêtes que mènent nos scientifiques : celle des origines de la vie sur Terre. Vous accompagnerez les géologues à la recherche des plus vieux fossiles existants, dessinerez avec les biologistes le portrait robot des premiers êtres vivants, traquerez avec les chimistes les infimes traces qu’ils ont laissées sur notre planète… Lire le JOURNAL

La conservation de la biodiversité n’est pas que le respect de la nature. Une étude réalisée à l’échelle mondiale montre en effet que pour lutter contre la pauvreté, il faut maintenir la biodiversité. Les services écologiques apportés par la nature bénéficient particulièrement aux populations les plus pauvres.

Et si la conservation de la biodiversité permettait également de lutter contre la pauvreté ? Cette relation, très fortement suspectée, n’avait encore jamais été établie de façon claire. En tout cas pas assez pour convaincre les décideurs politiques d’en faire une priorité. Mais une étude davantage exhaustive et réalisée sur une échelle spatiale plus importante que les précédentes permet de tirer des conclusions tranchées.

La plupart des papiers essuie-main contiendraient de nombreuses espèces bactériennes, dont certaines peuvent être pathogènes pour l’humain.

Vous pensez bien faire en vous lavant vigoureusement les mains chaque fois que vous vous rendez dans une toilette publique? Vos valeureux efforts pourraient être ternis au moment de vous sécher les mains. En effet, selon une étude menée au Département de biochimie, microbiologie et bioinformatique de l’Université Laval, le papier essuie-main, en particulier celui fabriqué à partir de fibres recyclées, contiendrait des concentrations importantes de bactéries.

C’est lors d’un cours de laboratoire dispensé à des étudiants de premier cycle que l’équipe de microbiologistes a flairé quelque chose de louche. L’expérience visait à comparer l’efficacité de différents produits pour le lavage de mains. À la surprise de tous, les étudiants qui s’étaient lavé les mains avec de l’eau et du savon affichaient des décomptes bactériens très élevés. En fait, ils étaient plus élevés après le lavage qu’avant! C’est à ce moment que les soupçons ont porté sur le papier essuie-main.

Ce serpent jaune et noir a été baptisé d’après le nom de la fille d’un des membres de l’équipe de la Wildlife Conservation Society (WCS) qui l’a découvert : c’est la vipère à cornes de Mathilde (Atheris matildae). Il mesure environ 60 cm et possède des écailles au-dessus des yeux semblables à des cornes. La découverte est décrite dans le numéro de Décembre de Zootaxa.

Les auteurs gardent l’emplacement exact de cette nouvelle espèce secret, puisque ce serpent pourrait attiser les convoitises de collectionneurs d’animaux illégaux. Son habitat, estimé à seulement à quelques kilomètres carrés est déjà gravement dégradé par l’exploitation forestière et la fabrication de charbon de bois. Les auteurs s’attendent à ce que la vipère à cornes de Mathilde fasse directement son entrée dans la liste des espèces les plus menacées.

source La vipère à cornes de Mathilde. Tim Davenport


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