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Longtemps, l’anorexie mentale et la boulimie, ces deux dérèglements du comportement alimentaire, ont été considérées comme des symptômes d’un déséquilibre d’ordre psychologique. Mais la découverte faite par Serguei Fetissov et ses collègues de l’unité « Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau » de l’Inserm, à Rouen, pourrait bien bouleverser la donne.

Les chercheurs ont en effet trouvé que, sous l’effet du stress, certaines bactéries présentes dans notre système digestif pourraient modifier leur comportement et, de fait, influer… sur le nôtre. L’ensemble de ces bactéries, au nombre de 100.000 milliards, forme ce que l’on appelle le microbiote intestinal. Réunies, elles pèsent autour de 1,5 kg et sont dix fois plus nombreuses que toutes les cellules de notre corps. Sous l’influence d’un stress, certaines produisent une protéine (ClpB) qui a une particularité étonnante que les chercheurs ont détaillée dans leur étude parue dans la revue Plos One : elle mime l’hormone de la satiété, la mélanotropine. Lire la suite.

Site de l’Inserm

Des chercheurs français ont découvert comment le méningocoque, responsable des méningites, pénétrait dans le cerveau.

Le méningocoque est un germe répandu dans l’environnement. Il est souvent présent à l’état non-pathogène dans la gorge de porteurs sains. Il ne devient dangereux que quand il pénètre dans les méninges, un ensemble de membranes qui enveloppent le cerveau.

Pour cela il doit d’abord passer dans le sang puis dans les petits vaisseaux qui alimentent les méninges, les capillaires cérébraux, et y rester suffisamment longtemps pour avoir le temps de les franchir et de coloniser les méninges. Afin que des colonies bactériennes puissent se stabiliser, le méningocoque déclenche un processus en plusieurs étapes. La bactérie envoie d’abord des signaux chimiques qui entrainent la formation de bourgeonnements sur la membrane des vaisseaux. Ces bourgeonnements, qui viennent s’interposer entre les bactéries et le courant sanguin, permettent la stabilisation et le grossissement de la colonie de bactéries.(…)

Le travail réalisé par les chercheurs de l’Inserm et du CNRS vient de mettre en évidence un récepteur spécifique, déclencheur de l’action infectieuse du méningocoque, appelé récepteur b2-adrénergique. Plus d’infos

meningocoque

Une bactérie peut vivre et se développer entièrement à partir d’arsenic annoncent des chercheurs dans une nouvelle étude. C’est la Nasa qui a annoncé, jeudi, cette découverte lors d’une conférence de presse qui a fait couler beaucoup d’encre, car il était annoncé une découverte importante dans le domaine de l’astrobiologie, c’est-à-dire l’étude des formes de vie extraterrestres. Ce n’est pourtant pas des petits hommes verts qu’ont décelé Felisa Wolfe-Simon, spécialiste en astrobiologie à l’USGS, et ses collègues mais une bactérie bien terrestre qui a remplacé dans son mode de vie le phosphate par l’arsenic.

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Image obtenue grâce à un microscope électronique à balayage des bactéries. NASA/Science/AAAS


C’est la première fois qu’un micro-organisme capable d’utiliser un élément chimique toxique en lieu et place du phosphate habituel pour croître est découvert. L’arsenic est normalement très toxique pour les organismes vivants car il bloque la chaîne respiratoire des cellules, se comportant en analogue du phosphate. Des organismes capables de modifier chimiquement l’arsenic avaient déjà été trouvés suite aux empoisonnements par l’eau au Bengladesh et ailleurs en Asie, quand les gens ont voulu utiliser l’eau de puits pour éviter le choléra associé aux eaux de surface. Plus d’infos

Un nouveau vaccin conte la tuberculose renforce l’efficacité d’un vaccin effectué dans l’enfance et protège contre les souches bactériennes multirésistantes responsables de la maladie, un problème croissant dans le monde, selon une nouvelle étude chez l’animal. Ce vaccin est maintenant prêt à être développé pour des tests cliniques chez l’homme et pourra, en cas de succès, aider à protéger les populations contre les souches de plus en plus nombreuses résistantes aux antibiotiques qui sont pour beaucoup un problème urgent de santé publique à l’échelle du globe.

L’efficacité du vaccin BCG pratiqué chez l’enfant s’atténue avec le temps et ne protège plus de la tuberculose après quelques décennies. Sylvie Bertholet, de l’Infectious Disease Research Institute à Seattle, et ses collègues présentent un vaccin fait en combinant des protéines de Mycobacterium tuberculosis et montrent qu’il stimule fortement la protection du vaccin administré dans l’enfance, apportant de surcroît une protection contre les souches résistantes aux antibiotiques. Lire la suite

Les bactéries seraient capables d’altruisme, rien de moins. Autrement dit, d’après les termes du Petit Robert de la langue française, elles seraient disposées à «s’intéresser et à se dévouer à autrui». Telle est l’étonnante conclusion d’une étude sur la façon dont les bactéries parviennent à résister aux traitements antibiotiques.

L’étude des biofilms bactériens avait déjà révélé la capacité d’action collective de ces microorganismes : les microcolonies sécrètent une sorte d’enveloppe qui les protège.(…) L’apparition de bactéries résistantes à un antibiotique s’apparente globalement à une lutte pour la survie: face aux attaques répétées des antibiotiques, des mutations génétiques apparaissent chez certaines bactéries, leur permettant de survivre. Il se crée ainsi une souche résistance que le mécanisme de sélection naturelle favorise, au détriment des plus faibles.

S’adaptant rapidement aux circonstances, des bactéries se sont attaquées aux hydrocarbures qui polluent les eaux du Golfe du Mexique depuis l’accident de la plateforme pétrolière sous-marine de BP. Cette biodégradation du pétrole est une bonne nouvelle pour les eaux du Golfe. (…)

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Les concentrations de bactéries sont deux fois plus importantes dans la nappe d’hydrocarbures qu’à l’extérieur. De plus les gènes bactériens nécessaires à la dégradation du pétrole étaient eux aussi présents en grandes quantités, ce qui suggère que ce sont des bactéries spécialisées dans la digestion du pétrole qui ont migré vers la nappe.

Des bactéries (Les bactéries (Bacteria) sont des organismes vivants unicellulaires procaryotes, caractérisées par une absence de noyau…) dévoreuses de méthane (Le méthane (R50) est un hydrocarbure de la famille des alcanes.) peuvent survivre dans une source d’eau unique en son genre située sur l’Île Axel Heiberg, dans le Haut-Arctique canadien.

Le professeur Lyle Whyte, microbiologiste à McGill, explique que la source de Lost Hammer est comparable à celles qui peuvent exister ou qui ont existé sur Mars, et qu’elle abrite une flore microbienne laissant penser que cela pourrait également le cas de sources comparables présentes à la surface (Il existe de nombreuses acceptions au mot surface, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, souvent…) de la Planète (Selon la dernière définition de l’Union astronomique internationale (UAI), « une planète est un corps céleste (a)…) rouge.


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