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Grâce à l’ADN piégé dans les sédiments lacustres, des chercheurs du laboratoire Environnement, dynamique et territoires de la montagne – EDYTEM (CNRS / Université de Savoie / Ministère de la culture et de la communication) et du laboratoire d’Ecologie alpine – LECA (CNRS / Université de Savoie / Université Joseph Fourier) ont pu confirmer la présence de troupeaux autour du Lac d’Anterne, près de Chamonix, dès 3000 avant Jésus-Christ. Fait intéressant: les périodes d’élevage mises en évidence dans l’étude correspondent aux pics d’érosion constatés dans cette zone – suggérant que l’activité humaine a eu très tôt un impact sur les milieux d’altitude. Plus d’informations.

adn sédimentaire

Situé à 2063 mètres d’altitude, dans les Alpes du Nord, le lac d’Anterne a enregistré l’histoire de son bassin versant depuis des milliers d’années. (© laboratoire EDYTEM)

Une étude menée par des chercheurs de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, CNRS/Inserm/Université de Strasbourg) et du Centre de biologie du développement (CBD, CNRS/Université Paul Sabatier – Toulouse III) a mis en évidence l’existence d’un « code » qui permettrait d’expliquer la complexité des effets d’une hormone bien connue, l’oestradiol. Des modifications de ce code pourraient être impliquées dans le développement et/ou la progression de tumeurs. Ces travaux ont été publiés dans le journal Genes & development.

Images © IGBMC, Hinrich Gronemeyer, CBD, Laurence Vandel

L’œstradiol fait partie des hormones œstrogènes sécrétées par les ovaires. Impliquée dans le développement sexuel des femmes, cette hormone aurait également un rôle non négligeable dans la cancérogénèse. En effet, l’œstradiol agit comme un facteur de croissance dans les cancers du sein à récepteurs d’œstrogènes positifs, ce qui explique pourquoi la thérapie antihormonale est fréquemment utilisée avec de bons résultats. Mais comment une simple molécule d’œstrogène peut-elle être responsable de changements physiologiques si importants et diversifiés ? Nombreuses sont les équipes scientifiques qui tentent depuis plusieurs années de répondre à cette question en décryptant les mécanismes d’action de cette molécule.

L’œstradiol agit sur l’ADN en s’y fixant grâce à un récepteur nucléaire qui possède à la fois un domaine de liaison à l’hormone et un domaine de liaison à l’ADN. La fixation de l’hormone à son récepteur induit un changement structural qui permet le recrutement de coactivateurs transcriptionnels. Plus d’informations.

Des chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’INRA, de l’Inserm et du CNRS viennent d’identifier un mécanisme qui permet à la bactérie pathogène signifie : qui entraîne une maladie. Listeria monocytogenes de reprogrammer à son avantage l’expression des gènes de la cellule qu’elle infecte. L. monocytogenes sécrète une protéine capable de pénétrer dans le noyau des cellules afin de prendre le contrôle de gènes du système immunitaire de l’hôte. Ces travaux ont été publiés sur le site de la revue Science le 20 janvier 2011.

Lors d’une infection, les bactéries pathogènes doivent déjouer les défenses immunitaires de l’hôte infecté pour s’établir de façon pérenne dans son organisme. On savait jusqu’ici que le contrôle du système immunitaire de l’hôte passait par la manipulation de signaux cellulaires responsables de l’activation des cellules de l’immunité. Une étude réalisée chez Listeria monocytogenes, la bactérie responsable de la listériose humaine, vient pour la première fois de montrer que les bactéries pathogènes peuvent agir directement dans le noyau de la cellule hôte, pour reprogrammer à leur avantage des gènes sous la dépendance des interférons, destinés à activer le système immunitaire. Lire la suite.

Des chercheurs français ont découvert comment le méningocoque, responsable des méningites, pénétrait dans le cerveau.

Le méningocoque est un germe répandu dans l’environnement. Il est souvent présent à l’état non-pathogène dans la gorge de porteurs sains. Il ne devient dangereux que quand il pénètre dans les méninges, un ensemble de membranes qui enveloppent le cerveau.

Pour cela il doit d’abord passer dans le sang puis dans les petits vaisseaux qui alimentent les méninges, les capillaires cérébraux, et y rester suffisamment longtemps pour avoir le temps de les franchir et de coloniser les méninges. Afin que des colonies bactériennes puissent se stabiliser, le méningocoque déclenche un processus en plusieurs étapes. La bactérie envoie d’abord des signaux chimiques qui entrainent la formation de bourgeonnements sur la membrane des vaisseaux. Ces bourgeonnements, qui viennent s’interposer entre les bactéries et le courant sanguin, permettent la stabilisation et le grossissement de la colonie de bactéries.(…)

Le travail réalisé par les chercheurs de l’Inserm et du CNRS vient de mettre en évidence un récepteur spécifique, déclencheur de l’action infectieuse du méningocoque, appelé récepteur b2-adrénergique. Plus d’infos

meningocoque

Des chercheurs de l’Institut Pasteur et du CNRS viennent d’identifier des régulateurs contrôlant l’un des processus essentiels du développement embryonnaire chez les femelles mammifères: la mise sous silence des gènes de l’un des deux chromosomes sexuels. Ces mêmes régulateurs sont également impliqués dans le maintien de la capacité des cellules souches embryonnaires à donner naissance aux différents tissus de notre organisme, comme la peau, les ongles ou le foie.

Ces régulateurs sont également capables de « reprogrammer » le génome des cellules matures pour leur faire perdre leur spécialisation, et retourner à l’état de cellules souches. Ces travaux contribuent ainsi à mieux comprendre ces mécanismes fondamentaux, ce qui sera indispensable pour espérer maîtriser le devenir des cellules souches et développer des nouvelles stratégies thérapeutiques. Plus d’infos

Une équipe du CNRS montre pour la première fois qu’il existe, au sein du cerveau, des régions distinctes répondant à des récompenses secondaires comme l’argent ou à d’autres plus primaires comme des images érotiques. Une piste pour étudier des pathologies comme l’addiction au jeu.

C’est pour vérifier ces hypothèses que Jean-Claude Dreher et Guillaume Sescousse du Centre de Neuroscience Cognitive de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1) ont proposé à 18 volontaires de se prêter à une expérience originale sous forme de jeu permettant de gagner de l’argent ou de voir des images érotiques. Pendant l’expérience leur activité cérébrale était enregistrée à l’aide d’un scanner IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle).

Les chercheurs publient leurs résultats dans le Journal of Neuroscience qui montrent en effet un traitement des récompenses dans des régions cérébrales communes : striatum ventral, insula, mésencéphale et cortex cingulaire antérieur. Ils ont également observé une dissociation entre récompenses primaires (comme la nourriture ou le sexe qui satisfont aux besoins vitaux et ont une valeur innée) et secondaires (comme l’argent ou le pouvoir qui ne sont pas indispensables à la survie) dans le cortex orbitofrontal. Plus les récompenses sont abstraites et complexes, plus leur représentation sollicite des régions antérieures du cortex orbitofrontal.

Ces résultats démontrent pour la première fois une dissociation entre deux types de récompenses au niveau cérébral et suggèrent qu’il pourrait exister des zones distinctes pour ces différentes gratifications. Des travaux qui pourraient permettre de mieux comprendre certaines maladies psychiatriques, notamment l’addiction aux jeux d’argent.

Dans le cadre de l’opération « à la découverte de la recherche » du 2 mars au 3 avril, le chercheur en biologie de la reproduction Franck Chesnel de Rennes1 est venu à la rencontre des élèves de 4ème.


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Cette intervention sur le thème « Devenir chercheur en biologie de la reproduction » est en lien avec le programme des sciences de la vie de 4ème.

Au menu :

– montrer un exemple de parcours pour devenir biologiste au CNRS
– expliquer le quotidien d’un chercheur
– quels sont les modèles animaux ?
– les applications en clinique humaine ou animale

+ un petit court métrage de 4 min présentant un sujet de thèse de façon « ludique ».
+ séance questions / réponses



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Voici quelques réactions de collégiens suite à la rencontre :



« J’ai bien aimé son métier parce qu’il voyage et découvre de nouvelles choses tous les jours et fait progresser la science. Je trouve cela bien d’étudier la science parce qu’on fait avancer la vie de tous les jours. »
Loïc



« J’ai retenu de l‘intervention du chercheur qu’il travaillait en équipe et que chaque groupe affichaient leurs résultats sur des affiches »
Clément



« J’ai bien aimé l’explication du chercheur puisque je ne connaissais pas vraiment ce métier. »
Manon



« J’ai trouvé que sa venue m’a été instructive. Je ne pensais pas que les chercheurs avait autant d’importance pour nous, parce qu’on ne rend pas compte que c’est grâce à eux par exemple qu’on a pu trouver des médicaments contre certaines maladies. Per contre, je n’aurai pas pensé qu’il fallait autant d’années d’études. »
Myriam



« J’ai été déçu par le salaire car il faut faire beaucoup d’études et c’est très long. Je pensais que c’était plus payé que cela »
Maxime



« J’ai été surpris par le fait qu’un chercheur est amené à voyager aux 4 coins de la planète pour des congrès et que pour être chercheur il faut bien maitriser l’anglais. J’ai aussi appris qu’il y avait des chercheurs qui travaillaient sur des sujets très variés : les chiffres, la reproduction …. »
Simon



« J’ai appris plusieurs choses : la drosophile est une mouche, le xénope est une grenouille d’Afrique, le CNRS est une unité de recherche plus fondamentale et l’INRA pour la recherche appliquée »
Flora



« J’ai appris que les recherches peuvent participer à la protection des animaux et aussi soigner des maladies graves chez les hommes. Elle aide aussi les êtres vivants à se reproduire. »
Saïda



« J’ai été étonné que les chercheurs vont dans le monde entier pour leurs recherches. »
Alex



« J’ai appris que pour devenir chercheur il faut un BAC + 8, il faut aller en S et que l’on peut faire ses études à Rennes 1. »
Maëlle



« Je pensais que le métier de chercheur était plus compliqué mais j’ai appris qu’il fallait de nombreuses études, cela m’a beaucoup étonné d’aller jusqu’à BAC + 8 pour ce métier. »
Birdal



« J’ai pensé que son métier devait être intéressant mais à la fois ennuyant de toujours travailler sur le même sujet. J’ai adoré le petit film animé par les étudiants de l’université. »
Claire



« J’ai appris que l’on pouvait être chercheur ou enseignant / chercheur ce qui consiste à soit faire seulement des recherches soit à faire des recherches et en même temps enseigner.»
Isabelle



« Je ne savais pas qu’il fallait avoir BAC + 8 pour être un chercheur et aussi être fort en maths et en physiques-chimie. »
Andreia




Retrouvez les vidéos présentées lors de la rencontre sur CE SITE : sciences en cour[t]s


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