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Autour de 5 500 tonnes de déchets divers, dont 19 000 objets de plus de 10 cm, se trouvent en orbite basse, là où les probabilités de collision sont les plus élevées. Les nations spatiales ont déjà mis au point des normes de conception destinées à éviter que les satellites ou les étages supérieurs de fusées n’explosent en fin de vie, ce qui aggrave le problème en rajoutant des milliers de fragments à la population de débris déjà en orbite. Malgré ces précautions, les satellites inactifs en fin de vie posent encore un risque important, comme l’a rappelé le sort de Kosmos 2251, qui était hors service depuis 1995.

Plusieurs études montrent que le problème des déchets pourrait être largement contenu en trouvant un moyen efficace de rabaisser l’orbite des satellites en fin de vie, afin de réduire le temps qu’ils mettent pour redescendre et venir brûler dans les hautes couches de l’atmosphère. C’est exactement ce que proposent de faire les chercheurs de l’université du Surrey avec Cubesail, un tout petit satellite expérimental pesant moins de 3 kg et tenant dans trois cubes de 10 cm de côté empilés les uns sur les autres. L’engin est minuscule – on parle de nanosatellite – mais contient tout de même une grande voile souple en film métallisé de 25 mètres carrés.

De minuscules animaux, les Tardigrades, sont capables de survivre au vide de l’espace et au rayonnement cosmique.

3000 Tardigrades, ou « marcheurs lents », ont été envoyés dans l’espace pour un voyage de douze jours avec le concours de l’European Space Agency (ESA). Et ils ne se sont pas contentés d’observer par le hublot puisqu’ils ont été largués dans le vide spatial, mais sans combinaison d’astronaute ! Ingemar Jonsson, de l’université de Kristianstad en Suède, a étudié ces petites bêtes incroyables à leur retour sur Terre : elles peuvent survivre au vide de l’espace et pour certaines d’entre elles, également au rayonnement cosmique.

Ces animaux, appelés aussi « oursons d’eau », qui mesurent au maximum 1,5 mm, n’ont pas été choisis par hasard : on savait déjà que les Tardigrades pouvaient vivre sur l’Himalaya ou à 4 000 mètres au fond des mers. Leur résistance aux rayons X est plus de 1000 fois la nôtre, et le climat leur importe peu puisqu’ils acceptent des températures voisines du zéro absolu (la température la plus basse qui puisse exister dans l’univers) jusqu’à 150°C (seulement quelques minutes).Leur botte secrète ? C’est la cryptobiose, c’est-à-dire un état de quasi-mort où leur activité vitale est réduite à 0,01% de la normale afin de faire face à des conditions extrêmes. Ils réalisent cette prouesse adaptative en remplaçant presque toute l’eau de leurs cellules par du sucre qu’ils synthétisent. Enroulés comme de petits tonneaux avec leur huit pattes rétractées dans leur corps, ils peuvent ainsi vivre jusqu’à huit ans contre seulement quelques mois dans leur état « normal ».

Selon le chercheur suédois qui publie ses résultats dans Current Biology, les « Tardigrades de l’espace » ont toutefois dû subir des lésions dans leur ADN, qu’ils ont réussi à « réparer ». Et c’est là où réside un aspect important de cette étude : la compréhension de ce mécanisme, pourrait être utilisé dans le domaine médical pour réparer les cellules saines détruites par radiothérapie

source : Isoline FONTAINE
Sciences et Avenir.com

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