header image

La Nasa est-elle sur le point de donner son feu vert à une mission habitée sur Mars ? C’est le sentiment général, après la dernière annonce de Charles Bolden, patron de l’agence spatiale. Cet ancien astronaute a déclaré que les États-Unis, malgré les obstacles actuels, auraient la capacité technologique d’envoyer des humains sur Mars à l’horizon 2030.

La Nasa n’a peut-être jamais été aussi près de donner son accord pour la réalisation d’une mission habitée à destination de Mars. Le secteur privé s’est déjà largement emparé du sujet, avec des initiatives intéressantes, comme celles de Dennis Tito et son voyage autour de Mars, du projet Mars One voulant financer par la téléréalité un aller simple de plusieurs volontaires (sans possibilité de retour), ou encore de SpaceX qui veut envoyer des dizaines d’humains sur Mars. Il était temps pour la Nasa de reprendre la main. Plus d’informations.

Une sonde de la NASA apporte de nouvelles preuves d’un environnement humide souterraine sur Mars, qui s’ajoute à une image de plus en plus complexe de l’évolution anticipée de la planète rouge.

La nouvelle information vient de chercheurs qui analysent les données du spectromètre de Orbiter de la NASA Mars Reconnaissance, qui baissa les yeux sur le plancher du cratère McLaughlin. Le cratère martien est de 57 miles (92 kilomètres) de diamètre et de 1,4 miles (2,2 km) de profondeur qui permettrait aux eaux souterraines de s’écouler.


Cette vue de roches stratifiées sur le plancher du cratère montre McLaughlin roches sédimentaires qui contiennent des données spectroscopiques pour les minéraux formés par l’interaction avec l’eau. Crédit image: NASA / JPL-Caltech / Univ. de l’Arizona

Couches, des pierres plates au fond du cratère contiennent des minéraux carbonatés et d’argile qui se forment en présence d’eau. Les scientifiques estiment que le site était un lac il y a entre 3,7 milliards et 4 milliards d’années. Les sédiments seraient donc aussi vieux que les premières roches terrestres datées. Mails ils ont pu être recouverts par des dépôts météoritiques ultérieurs. Ce qui augure peut-être d’une bonne nouvelle : s’il y avait des résidus organiques dans ces sédiments, ils ont dû être protégés par l’enfouissement. Plus d’informations.

La météorite NWA (Northwest Africa) pèse 320 grammes. Elle contient dix fois plus d’eau que n’importe quelle autre météorite martienne connue. Une météorite martienne de 2,1 milliards d’années découverte récemment en Afrique du nord diffère de toutes celles trouvées jusqu’alors par sa richesse en eau et sa similitude des roches analysées par les sondes de la NASA sur Mars, selon une étude publiée jeudi 3 janvier 2013.

« La roche basaltique – d’origine volcanique – contenue dans cette météorite est similaire à la composition de la croûte martienne ou de la partie supérieure du manteau de Mars », explique Carl Agee, de l’Université du Nouveau Mexique (sud-ouest), un des principaux co-auteurs de cette recherche parue dans la revue Science datée du 4 janvier.

Une bactérie peut vivre et se développer entièrement à partir d’arsenic annoncent des chercheurs dans une nouvelle étude. C’est la Nasa qui a annoncé, jeudi, cette découverte lors d’une conférence de presse qui a fait couler beaucoup d’encre, car il était annoncé une découverte importante dans le domaine de l’astrobiologie, c’est-à-dire l’étude des formes de vie extraterrestres. Ce n’est pourtant pas des petits hommes verts qu’ont décelé Felisa Wolfe-Simon, spécialiste en astrobiologie à l’USGS, et ses collègues mais une bactérie bien terrestre qui a remplacé dans son mode de vie le phosphate par l’arsenic.

bacteries


Image obtenue grâce à un microscope électronique à balayage des bactéries. NASA/Science/AAAS


C’est la première fois qu’un micro-organisme capable d’utiliser un élément chimique toxique en lieu et place du phosphate habituel pour croître est découvert. L’arsenic est normalement très toxique pour les organismes vivants car il bloque la chaîne respiratoire des cellules, se comportant en analogue du phosphate. Des organismes capables de modifier chimiquement l’arsenic avaient déjà été trouvés suite aux empoisonnements par l’eau au Bengladesh et ailleurs en Asie, quand les gens ont voulu utiliser l’eau de puits pour éviter le choléra associé aux eaux de surface. Plus d’infos

Des chutes de neige ont été observées pour la première fois sur Mars, indique la Nasa.


Ci-dessus Echus Chasma, une région qui s’étend sur 3000 km au nord de Mars où l’on retrouve l’un des plus grandes sources d’eau de la planète. (REUTERS)

La sonde américaine Phoenix a détecté de la neige tombant sur Mars, une observation sans précédent, a annoncé hier la Nasa, l’agence spatiale américaine.

Un instrument laser conçu pour analyser les interactions entre l’atmosphère et la surface du sol de Mars a détecté de la neige provenant de nuages à 4.000 mètres d’altitude au-dessus du site d’atterrissage de Phoenix.

«On a rien vu de pareil avant sur Mars», a observé Jim Whiteway, de l’Université York à Toronto, le responsable scientifique de la station météorologique canadienne installée sur la sonde Phoenix. «Nous allons même rechercher des indications pour savoir si la neige a atteint le sol», a-t-il ajouté.

Selon les premières observations, les flocons de neige se sont évaporés avant d’arriver à la surface de Mars. Par ailleurs des expériences conduites avec les instruments de Phoenix, qui s’est posée dans l’arctique martien le 25 mai, ont également révélé des traces de réactions chimiques entre des minéraux du sol martien et de l’eau liquide dans le passé, similaires à ce qui se produit sur la terre, ont aussi expliqué des scientifiques.

Les expériences paraissent mettre en évidence la présence de calcaire, la principale composante de la craie, ainsi que des particules d’argile. La plupart des calcaires et des argiles sur la terre se forment en présence d’eau liquide, soulignent ces scientifiques.

«Ceci indique des moments dans le passé de Mars où de l’eau liquide coulait sur le sol», a indiqué William Boynton, de l’Université d’Arizona un des scientifiques de la mission.

Depuis son arrivée dans l’arctique martien, Phoenix a déjà confirmé que le sol dans l’arctique de Mars où se trouve la sonde contient de l’eau gelée. Déterminer si cette eau a été dans le passé à l’état liquide permettra de dire si cet environnement martien fût propice à la vie, un des objectifs clé de la mission, poursuit le chercheur.

Source AFP

article de Libération

Vive les SVT

Les Sciences de la Vie et de la Terre au collège et au lycée. Découverte, actualité, cours, aide et soutien en ligne.


© Vivelessvt.com 2008-2020
Mentions légales

VivelesSVT.com est un site d'information pédagogique sur les SVT, Sciences de la Vie et de la Terre, dédié aux élèves de collège et de lycée. Découvrez chaque jour l'actualité des sciences, des fiches pour mieux comprendre, du soutien et de l'aide pour réussir ses cours, ses contrôles, ses devoirs et ses exposés.