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Dans le cadre de l’opération « à la découverte de la recherche » du 2 mars au 3 avril, le chercheur en biologie de la reproduction Franck Chesnel de Rennes1 est venu à la rencontre des élèves de 4ème.


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Cette intervention sur le thème « Devenir chercheur en biologie de la reproduction » est en lien avec le programme des sciences de la vie de 4ème.

Au menu :

– montrer un exemple de parcours pour devenir biologiste au CNRS
– expliquer le quotidien d’un chercheur
– quels sont les modèles animaux ?
– les applications en clinique humaine ou animale

+ un petit court métrage de 4 min présentant un sujet de thèse de façon « ludique ».
+ séance questions / réponses



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Voici quelques réactions de collégiens suite à la rencontre :



« J’ai bien aimé son métier parce qu’il voyage et découvre de nouvelles choses tous les jours et fait progresser la science. Je trouve cela bien d’étudier la science parce qu’on fait avancer la vie de tous les jours. »
Loïc



« J’ai retenu de l‘intervention du chercheur qu’il travaillait en équipe et que chaque groupe affichaient leurs résultats sur des affiches »
Clément



« J’ai bien aimé l’explication du chercheur puisque je ne connaissais pas vraiment ce métier. »
Manon



« J’ai trouvé que sa venue m’a été instructive. Je ne pensais pas que les chercheurs avait autant d’importance pour nous, parce qu’on ne rend pas compte que c’est grâce à eux par exemple qu’on a pu trouver des médicaments contre certaines maladies. Per contre, je n’aurai pas pensé qu’il fallait autant d’années d’études. »
Myriam



« J’ai été déçu par le salaire car il faut faire beaucoup d’études et c’est très long. Je pensais que c’était plus payé que cela »
Maxime



« J’ai été surpris par le fait qu’un chercheur est amené à voyager aux 4 coins de la planète pour des congrès et que pour être chercheur il faut bien maitriser l’anglais. J’ai aussi appris qu’il y avait des chercheurs qui travaillaient sur des sujets très variés : les chiffres, la reproduction …. »
Simon



« J’ai appris plusieurs choses : la drosophile est une mouche, le xénope est une grenouille d’Afrique, le CNRS est une unité de recherche plus fondamentale et l’INRA pour la recherche appliquée »
Flora



« J’ai appris que les recherches peuvent participer à la protection des animaux et aussi soigner des maladies graves chez les hommes. Elle aide aussi les êtres vivants à se reproduire. »
Saïda



« J’ai été étonné que les chercheurs vont dans le monde entier pour leurs recherches. »
Alex



« J’ai appris que pour devenir chercheur il faut un BAC + 8, il faut aller en S et que l’on peut faire ses études à Rennes 1. »
Maëlle



« Je pensais que le métier de chercheur était plus compliqué mais j’ai appris qu’il fallait de nombreuses études, cela m’a beaucoup étonné d’aller jusqu’à BAC + 8 pour ce métier. »
Birdal



« J’ai pensé que son métier devait être intéressant mais à la fois ennuyant de toujours travailler sur le même sujet. J’ai adoré le petit film animé par les étudiants de l’université. »
Claire



« J’ai appris que l’on pouvait être chercheur ou enseignant / chercheur ce qui consiste à soit faire seulement des recherches soit à faire des recherches et en même temps enseigner.»
Isabelle



« Je ne savais pas qu’il fallait avoir BAC + 8 pour être un chercheur et aussi être fort en maths et en physiques-chimie. »
Andreia




Retrouvez les vidéos présentées lors de la rencontre sur CE SITE : sciences en cour[t]s

Le Campath, un très vieux traitement de la leucémie chronique, permet de retarder l’évolution de la maladie et, surtout, de diminuer sa sévérité au cours du temps.


Des chercheurs de la compagnie Biogen Idec Inc., basée à Cambridge, qui commercialise le médicament Avonex contre la sclérose en plaques. Crédits photo : AP

Un médicament, développé il y a trente ans à l’université de Cambridge (Royaume-Uni) pour traiter certaines leucémies chroniques, vient d’être testé avec succès dans un essai clinique contre la sclérose en plaques (SEP). Des chercheurs de cette même université de Cambridge ont montré, pour la première fois dans l’histoire de la lutte contre cette grave affection neurologique, que la substance en question, un anticorps monoclonal humain de synthèse (Alenmtuzumab, nom commercial Campath), est capable de retarder l’évolution des poussées de la maladie, mais surtout de diminuer la sévérité du handicap au cours du temps. Cette première doit cependant être mise en perspective, pour ne pas faire naître chez les 80 000 français touchés, et les 2,5 millions de personnes concernées dans le monde, des espoirs exagérés.

Décrite par le fondateur de la neurologie moderne, Jean-Martin Charcot, en 1868, la SEP associe des troubles moteurs et de l’équilibre, des paralysies de nerfs crâniens, mais aussi des douleurs et des troubles psychiques évoluant par poussées. Le système immunitaire attaque la propre myéline (cette gaine de protection des neurones) du sujet atteint, dans le cerveau, la moelle épinière et les nerfs.

Peu de progrès ont été faits depuis un quart de siècle pour contrer cette affection très invalidante : les médicaments actuels appartiennent à la famille des béta-interférons. Autrement dit, des protéines humaines fabriquées en éprouvette dans des cellules mammifères à partir de gènes humains.

Aux dires du chercheur britannique Alasdair Cole, neurologue à Cambridge, les interférons Avonex (Biogen), Tysabri (Biogen, Elan) et Rebif (Merck) n’ont pour seul effet que d’espacer la survenue des poussées de la maladie, et ne réduisent que «très modestement» l’accumulation du handicap.

Dirigé par le Dr Cole, l’essai clinique comparant pour la première fois le Campath avec le Rebif, pendant 3 ans sur 334 patients âgés de 20 à 30 ans, a été publié hier par le New England Journal of Medicine. Et il donne pour la première fois des résultats encourageants pour les malades : en effet le Campath réduit de 74 % le nombre de poussées chez les volontaires tirés au sort à qui il a été administré, par rapport aux patients traités avec le Rebif. Surtout les malades du groupe Campath ont un risque diminué de 71 % de voir apparaître un handicap supplémentaire au bout des trois ans de l’essai. «C’est une nouvelle étape dans la maladie», estime le Pr Gilles Edan (CHU de Rennes) lui même promoteur d’un essai en cours du même type. «C’est une deuxième ligne de traitement ayant un impact plus puissant, un efficacité doublée.». Ce Campath est un peu un rescapé : en 1999, il avait été essayé sans succès sur des malades atteints d’une forme de SEP dite «secondairement progressive», donc plus âgés, et installés durablement dans un handicap irréversible. De plus, le Campath a des effets secondaires importants. Les plaquettes sanguines sont détruites au contact du médicament avec un risque de saignement important. Lors d’un essai, un malade a succombé à un purpura hémorragique foudroyant. Il y a aussi le risque de maladie de Basedow (une suractivité de la glande thyroïde), de maladie de Goodpasture (un blocage des reins associé à des hémorragies pulmonaires) et de lymphomes (cancer des ganglions). Malgré ce tableau peu encourageant, les neurologues de Cambridge ont persévéré. Ils ont décidé de tenter un essai chez des patients plus jeunes. Bien leur en a pris : «C’est la première fois qu’en traitant tôt des malades jeunes, nous observons une diminution du handicap. Les images par IRM du cerveau des patients prenant le médicament expérimental, montrent une augmentation du volume cérébral, c’est donc que le cerveau se répare». Les essais cliniques vont se poursuivre jusqu’en 2010. Les patients intéressés peuvent s’informer par courriel à eumedinfo@genzyme.com.

Article LE FIGARO

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