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Deux études indépendantes ont montré que si l’on arrête de fumer avant 40 ans environ, les risques de maladies et de décès liés au tabac redeviennent proches de ceux des non-fumeurs, c’est-à-dire quasi nuls.

Aujourd’hui, aucun fumeur ne peut ignorer les conséquences néfastes du tabac sur sa santé et sur son espérance de vie, « le tabac tuant la moitié de ses consommateurs », selon la formule consacrée. Mais rares sont ceux qui arrêtent (ou même essaient d’arrêter), alors que la dépendance « physique » au tabac n’est pas très importante (en quelques heures, toute la nicotine est éliminée de l’organisme et l’envie physique de fumer disparaitrait en moins de trois semaines). L’obstacle majeur est la dépendance « psychologique » : le manque de volonté, les habitudes, l’association sociale du tabac à des festivités ou des moments de loisir, son soi-disant effet anti-stress, etc.

Pourtant, deux études épidémiologiques à grande échelle apportent de nouvelles données encourageantes : les fumeurs vivent environ 10 ans de moins que les non-fumeurs, mais si ils cessent leur consommation avant l’âge de 40 ans, les effets du tabagisme sur leur santé seront faibles, voire presque nuls. Plus d’informations sur les études.

Des scientifiques de l’Université de Toronto et de l’Université de Montréal ont déterminé que le tabagisme peut en fait accroître les symptômes de dépression chez certains adolescents. Publiées dans la revue spécialisée Addictive Behaviors, les conclusions des chercheurs font partie d’une étude à long terme sur la dépendance à la nicotine chez les adolescents (« étude NICO ») réalisée au CRCHUM.

« Cette étude observationnelle est l’une des rares à porter sur les bénéfices émotionnels que les adolescents prêtent à la cigarette, affirme l’auteur principal, Michael Chaiton, associé de recherche à l’Unité de recherche sur le tabac de l’Ontario à l’Université de Toronto. Bien que le tabac semble avoir l’effet d’un médicament ou influer positivement sur l’humeur, nous avons constaté qu’à long terme les adolescents qui fument rapportent davantage de symptômes de dépression. »

Dans le cadre de l’étude, quelque 662 adolescents ont, pendant leurs quatre premières années à l’école secondaire, rempli jusqu’à 20 questionnaires sur leur utilisation de la cigarette pour modifier leur humeur. Les écoles concernées ont été choisies de façon à ce qu’on retrouve parmi les participants des francophones comme des anglophones, ainsi que des élèves issus de milieux urbain et rural, appartenant à toutes les couches socioéconomiques. Plus d’infos.

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