header image

Les cellules souches peuvent survivre en milieu hostile, en s’endormant, y compris plusieurs jours après la mort, et redevenir ensuite fonctionnelles, selon des chercheurs français dont les travaux ouvrent des pistes thérapeutiques, par exemple, pour les greffes de moelle osseuse.

Les cellules souches du muscle survivent en « état de dormance » 17 jours post-mortem chez l’homme et 16 jours post-mortem chez la souris et, une fois remises en culture, redeviennent parfaitement fonctionnelles, selon l’étude publiée cette semaine dans la revue Nature Communications.

Il en va de même pour les cellules souches de la moelle osseuse à l’origine des cellules sanguines, qui restent viables quatre jours post-mortem chez la souris et sont également capables, après greffe, de repeupler la moelle, ajoutent les chercheurs. De précédent travaux avaient identifié de telles cellules 32 heures après la mort dans le cerveau d’un foetus.

Des chercheurs de l’Institut Pasteur et du CNRS viennent d’identifier des régulateurs contrôlant l’un des processus essentiels du développement embryonnaire chez les femelles mammifères: la mise sous silence des gènes de l’un des deux chromosomes sexuels. Ces mêmes régulateurs sont également impliqués dans le maintien de la capacité des cellules souches embryonnaires à donner naissance aux différents tissus de notre organisme, comme la peau, les ongles ou le foie.

Ces régulateurs sont également capables de « reprogrammer » le génome des cellules matures pour leur faire perdre leur spécialisation, et retourner à l’état de cellules souches. Ces travaux contribuent ainsi à mieux comprendre ces mécanismes fondamentaux, ce qui sera indispensable pour espérer maîtriser le devenir des cellules souches et développer des nouvelles stratégies thérapeutiques. Plus d’infos

Des chercheurs ont obtenu des cellules hépatiques à partir de cellules souches de la peau. Créer des cellules hépatiques humaines avec des cellules souches de la peau: c’est l’exploit qu’ont accompli des chercheurs britanniques, d’après leurs travaux publiés ce mercredi 25 août dans la revueThe Journal of Clinical Investigation. Une première, qui laisse à penser que ces cellules pourraient devenir de véritables modèles de recherche.

De petits échantillons de peau ont été prélevés par les chercheurs chez sept patients souffrant d’une maladie du foie héréditaire, ainsi que chez trois individus en bonne santé. Les scientifiques ont ensuite extrait des cellules, qu’ils ont reprogrammées pour qu’elles redeviennent des cellules souches adultes.

Les états généraux de la bioéthique sont clos. Le rapport final qui a été rédigé, ainsi que les annexes, sont maintenant disponibles.


TELECHARGER LE RAPPORT

LES ANNEXES DU RAPPORT




voir-forum


conclusions


Sources http://www.etatsgenerauxdelabioethique.fr/

Une expérience réussie chez la souris par une équipe de chercheurs belges et français.

Les recherches sur les cellules embryonnaires (chez la souris) viennent de franchir une nouvelle étape, ouvrant potentiellement, mais dans un avenir encore lointain, des possibilités de traitement et de meilleure connaissance de plusieurs maladies neurologiques et psychiatriques.


Illustration ©Sylvie Dessert

Une équipe conduite par Pierre Vanderhaeghen de l’Université libre de Bruxelles (ULB) en collaboration avec Afsaneh Gaillard (CNRS, université de Poitiers, France), vient en effet de réussir à transformer in vitro des cellules embryonnaires de souris en neurones du cortex cérébral (Nature, 17 août 2008, en ligne). Le cortex (la couche extérieure du cerveau) est une des structures les plus complexes de cet organe, constituée de cellules nerveuses ou neurones, qui peuvent être le siège de maladies comme les épilepsies, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou la maladie d’Alzheimer.

Pour qualifier son travail, Pierre Vanderhaeghen n’hésite pas à parler de corticogenèse dans la mesure où la culture génère une sorte de tissu de cellules organisées entre elles plutôt qu’un type de cellules bien déterminées. Dans un deuxième temps, cette même équipe a greffé avec succès dans des cerveaux ces neurones générés entièrement en laboratoire. Au bout d’un mois, l’examen des cervelles des rongeurs a permis de constater qu’ils s’étaient connectés dans le cerveau en formant des circuits appropriés. Autrement dit, ces neurones étaient devenus entièrement fonctionnels, les cellules ciblant des endroits bien précis que le cortex cérébral aurait lui aussi choisi.

Une ressource abondante

D’autres équipes avaient déjà fabriqué des neurones d’une partie du cortex à l’aide de cellules souches embryonnaires, mais l’identité des cellules obtenues restait incertaine. Cette expérience est la première à montrer sans ambiguïté que l’on pourrait disposer d’une ressource abondante de neurones spécifiques du cortex cérébral.

«Nous n’en sommes vraiment qu’au tout début, puisqu’il faut considérer qu’à ce stade il s’agit d’une recherche à caractère fondamental», a tenu à souligner Pierre Vanderhaeghen dans une interview à La Libre Belgique.

Prochaine étape : conduire la même expérience sur des cellules souches humaines et des cellules souches reprogrammées.

sources Le Figaro

Vive les SVT

Les Sciences de la Vie et de la Terre au collège et au lycée. Découverte, actualité, cours, aide et soutien en ligne.


© Vivelessvt.com 2008-2020
Mentions légales

VivelesSVT.com est un site d'information pédagogique sur les SVT, Sciences de la Vie et de la Terre, dédié aux élèves de collège et de lycée. Découvrez chaque jour l'actualité des sciences, des fiches pour mieux comprendre, du soutien et de l'aide pour réussir ses cours, ses contrôles, ses devoirs et ses exposés.