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Un vieux cliché suggère que si quelque chose nous fait plaisir, c’est probablement mauvais pour nous, la réplique étant que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.
Pourtant, en tant qu’humains, nous manquons souvent de la maîtrise suffisante de nous-mêmes pour résister à la tentation du plaisir et faire les bons choix fondés sur ce qui est effectivement le mieux pour nous.
Pour aller au coeur de ce dilemme humain, Todd Hare, du California Institute of Technology à Pasadena, et ses collègues se sont penchés sur ces processus internes de prise de décision en étudiant par IRM des volontaires qui étaient au régime, ce qui leur a permis de cerner les régions du cerveau qui semblent intervenir dans la maîtrise de soi.
Dans un premier temps , ils ont fixé un aliment de “référence” qui était neutre pour la santé et le goût auprès de participants qui devaient avoir une approche saine de leur alimentation. Puis, les chercheurs ont observé l’activité de leur cerveau lorsque les sujets choisissaient leurs aliments entre celui de référence et d’autres plats. Ils ont alors découvert que la région du cortex préfrontal ventromédian du cerveau, ou CPFvm, était associée avec l’évaluation du désir chez un individu guidant le choix dans une direction ou une autre sans tenir compte de la maîtrise de soi que pouvait finalement présenter les sujets avant de vraiment se décider.

Hare et ses collègues ont aussi observé que les participants qui pouvaient faire des choix raisonnables pour leur santé dans leur alimentation utilisaient le cortex préfrontal dorsolatéral ou CPFDL, qui selon eux influencerait la maîtrise de soi en modulant le signal de volonté issu du CPFvm. Ces résultats nous aident à mieux appréhender des questions comme l’obésité, la dépendance aux drogues, les comportements délictueux, et la mise en place d’une politique publique car dans tous ces cas des décisions mûrement réfléchies sont (ou devraient être) prises.
Sources Science, AAAS & EurekAlert
http://www.techno-science.net/
La grippe porcine ou grippe A (H1N1) est une maladie infectieuse très contagieuse d’origine virale qui affecte les porcs de tout âge. Elle est étroitement liée à la grippe humaine.
- La grippe porcine est due à des virus grippaux de type A, virus enveloppés à ARN appartenant à la sous-famille Orthomyxiviridae, au genre Influenzavirus et au sous-type H1N1 ou H3N2 le plus souvent.

- Les virus isolés du porc et de l’homme ont une origine commune et des échanges de virus se produisent couramment entre ces deux espèces.
Répartition géographique : la maladie, quel que soit le sous-type en cause, est présente sur tous les continents.
Espèces affectées : le porc
Sources et transmission de l’infection : le virus est excrété dans le milieu extérieur par les malades ou porteurs du virus sous forme d’aérosols, ou dans les sécrétions nasales ou trachéobronchiques. Le virus peut aussi être transmis de façon indirecte par les véhicules, le lisier, …
Durée d’incubation : 24 à 48 heures
Symptômes : hyperthermie importante (41°C), anorexie brutale et prostration
Apparition de difficultés respiratoires laissant place à une toux sèche, profonde et quinteuse et un jetage abondant
Guérison en 6 à 7 jours
Diagnostic expérimental : mise en évidence de l’agent pathogène par la réaction d’hémagglutination ou des
techniques d’immunofluorescence
Sanitaire : isolement des animaux malades - maintien des bonnes conditions d’élevage et d’hygiène
Médicale : vaccin à virus inactivé
Sources Images http://www.astrium.com/la-grippe.html
Infos http://www.caribvet.net/upload/Grippe%20porcine.pdf
–> SITE DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE les dernières infos
Le séisme qui a frappé L’Aquila, au centre de l’Italie, dans la nuit de dimanche à lundi, a déjà fait des dizaines de victimes et les secours continuent de fouiller les décombres. Alors que près de 50.000 personnes ont été évacuées, une polémique enfle dans les médias italiens : la catastrophe aurait-elle pu être évitée? L’analyse d’un sismologue.

Pour émettre son alerte, Giampaolo Giuliani s’appuie sur un phénomène connu: les émanations du gaz radon depuis la croûte terrestre. «En effet, cet indice a été remarqué de nombreuses fois avant les séismes», précise Pascal Bernard, sismologue à l’Institut de physique du Globe de Paris. «Le sol est un milieu poreux: les contraintes tectoniques font varier l’état du sol et aboutissent à une émanation de radon» poursuit le sismologue. «Mais il est impossible de prévoir la survenue d’un séisme: nous ne sommes pas capables de déterminer une échéance, cela peut être un jour ou une semaine ou un mois plus tard… Il est impossible d’évacuer toute la zone» analyse Pascal Bernard.
«Il aurait été intéressant que ces émanations de radon soient mises en relation avec d’autres indices comme la microsismicité enregistrée dans la même région» ajoute le chercheur de l’IPG.
Le séisme de L’Aquila, ressenti jusqu’à Rome, à 100 kilomètres, a atteint une magnitude 6,2 (sur l’échelle ouverte des magnitudes où les séismes les plus meurtriers atteignent 9). La faille concernée est bien connue des géophysiciens italiens et a déjà été cartographiée : elle est placée exactement sous la ville d’Aquila, à 5 km de profondeur, et atteint la surface à sa terminaison.
La région des Apennins comprend tout un réseau de failles interconnectées et le séisme de ce jour pourrait activer d’autres failles dans les prochaines semaines. Le séisme s’inscrit dans un mouvement général de convergence entre plaques tectoniques : l’Afrique se rapproche de l’Europe à raison d’un peu plus d’un centimètre par an, ce qui a été à l’origine de la formation des chaînes de montagnes dans le sud de l’Europe.
«Localement les Apennins subissent un mouvement d’extension, explique Pascal Bernard, tout se passe comme si les Apennins s’étalaient».
SOURCES :
Azar Khalatbari et Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com
06/04/09
La phase arabe des mathématiques (VIIIè -XVè s.) : entre héritages anciens et réception européenne
conférence par Ahmed Djebbar, professeur Emérite à l’Université des Sciences et des Technologies de Lille, chercheur en histoire des mathématiques

La conférence montrera comment, à partir de l’héritage de civilisations anciennes (babylonienne, indienne et grecque), de nouvelles activités mathématiques se sont développées, dans l’empire musulman, dès la fin du VIIIe siècle. Elle montrera également les différents développements de ces mathématiques, entre le IXè et le XVè siècle, et conclura avec le phénomène de diffusion partielle de cette production vers l’Europe médiévale, à partir du XIIè siècle.
La Journée mondiale de la santé est célébrée le 7 avril pour commémorer la création de l’OMS. Chaque année, l’Organisation saisit cette occasion pour sensibiliser l’opinion à un problème de santé important dans le monde.

Lors de situations d’urgence, de catastrophes (naturelles, biologiques, technologiques, sociales ou liées à des conflits) et d’autres crises, les personnels, les établissements et les services de santé sont souvent touchés, ce qui prive les populations de services de santé vitaux pour leur survie.
Le thème retenu souligne l’importance qu’il y a à faire en sorte que les établissements de santé soient suffisamment solides pour résister à ces dangers et soient en mesure malgré tout de desservir à la fois les populations directement touchées et les communautés environnantes. On entend par établissements de santé tous les locaux dispensant des soins de santé, depuis les hôpitaux spécialisés et tertiaires jusqu’aux centres de soins primaires et aux dispensaires locaux.
Toutes les infos sur le site de l’organisation mondiale de la santé (OMS)
Tout fout le camp. Même les papillons. A force de remembrements, d’engrais, de pesticides, d’assèchement de zones humides, d’agriculture intensive mais aussi d’urbanisation galopante, les milieux servant d’habitats aux invertébrés se réduisent comme peau de chagrin. Et avec eux leurs populations d’insectes de toutes espèces. A commencer par les papillons.

“On a pu observer d’autant plus facilement la diminution de leurs effectifs, pour des espèces rares mais aussi des espèces communes voire très communes, qu’ils sont étudiés depuis très longtemps”, remarque Floriane Karas, du Gretia, groupe d’étude des invertébrés armoricains basé à Rennes.
D’où l’opération engagée il y a deux ans par le Gretia pour prolonger une initiative lancée en 2004 par l’association Costarmoricaine VivArmor Nature. A savoir: inciter les jardiniers à ménager des espaces sauvages ou du moins à préserver ou semer des plantes “hôtes” favorables au développement des chenilles et papillons, à l’abri de toute agressions chimique ou mécanique.
“Il suffit de quelques mètres carrés, souligne Floriane Karas, d’un coin de nature favorable au déroulement de tout un cycle de vie”.
Dans les Côtes d’Armor, où 25% des espèces étaient en déclin, l’opération a suscité la création de 200 “refuges”. Les jardiniers ont sans doute compris le rôle essentiel que jouait le gracile lépidoptère dans leur jardin, notamment comme pollinisateur, tandis que leurs “refuges” favorisaient la biodiversité de leurs espaces naturels et une régulation des espèces. Reste maintenant au Gretia, malgré ses modestes moyens (quatre salariés formés en bio-écologie pour quelque 180 adhérents), à sensibiliser tout le grand ouest.
“Le papillon est d’abord un prétexte pour que les gens prennent conscience de ce qui se passe dans leurs jardins mais aussi leur parler du rôle des insectes et des invertébrés dans les écosystèmes”, avoue Floriane Karas, qui évoque la fertilisation des plantes mais aussi le recyclage des sols et la transformation des végétaux. Les invertébrés sont en effet depuis longtemps les parents pauvres des études zoologiques. Et un refuge doit profiter à toute une chaîne d’insectes, avec mention spéciale pour les abeilles et les bourdons qui assurent les trois quarts de la pollinisation des plantes mais dont les populations, au moins domestiques, sont elles aussi victimes ces dernières années de pertes alarmantes.
“80% des plantes cultivées qui servent à nourrir l’homme ont besoin d’être pollinisées par des insectes, indique Floriane Karas. L’enjeu à terme c’est tout simplement la survie de l’être humain”.
Pierre-Henri ALLAIN
article LIBERATION RENNES
En savoir plus: www.gretia.org
Du nouveau sur la toile : le site du CNES, le centre national d’études spatiales fait peau neuve. A tous les curieux des sciences de la terre et sciences de l’univers, cliquez vite pour découvrir les profondeurs de ce nouvel espace.

Des chercheurs de l‘Université de Bonn ont réussi à obtenir des cellules souches neuronales à partir de cellules souches embryonnaires humaines. Ces cellules présentent l’intérêt non seulement de pouvoir se conserver presque sans limite dans une culture, mais également de servir de source presque inépuisable pour différents types de cellules nerveuses.
Cette recherche a aussi permis de démontrer que ces cellules nerveuses peuvent s’intégrer dans les circuits neuronaux du cerveau.

Pendant des années, la recherche sur les cellules souches a semblé divisée en deux mondes: les cellules sources embryonnaires au développement illimité d’une part, et les cellules souches somatiques qui peuvent être obtenues à partir de tissus d’adultes, mais ces dernières cellules étaient limitées dans leur potentiel de développement. Les scientifiques de l’Université de Bonn ont rapproché ces deux mondes en créant des cellules souches du cerveau pouvant se multiplier et se conserver quasiment indéfiniment. C’est à partir de ces cellules que les chercheurs ont pu obtenir différentes cellules nerveuses dont des semblables à celles observées dans la maladie de Parkinson.
L’expérimentation sur des animaux a prouvé que ces cellules nerveuses obtenues artificiellement fonctionnaient bien. Les cellules transplantées sur des souris de laboratoire sont entrées en contact avec le cerveau du receveur pouvant émettre des signaux et en recevoir. Les chercheurs veulent utiliser cette source quasi inépuisable de cellules nerveuses humaines pour faire des études sur les maladies neuro-dégénératives.
sources communiqué de presse de l’Université de Bonn
Illustration : Wikipédia
Les plantes qui poussent à la surface de la terre captent le rayonnement solaire, absorbent le gaz carbonique de l’atmosphère et puisent dans le sol l’eau et les éléments minéraux pour créer de la matière organique et assurer ainsi leur développement.
Parallèlement, les organes des plantes, comme les graines, les racines, les tiges ou encore les feuilles, peuvent à leur tour devenir des sources d’énergie. Pour cela, l’une des solutions consiste à transformer les plantes cultivées en biocarburants.
Le diester est issu d’huiles végétales de colza, de tournesol ou de soja. Il est utilisé en mélange avec du gazole.

Le bioéthanol provient de plantes riches en sucre comme la canne à sucre ou la betterave sucrière. Il peut aussi être obtenu à partir de plantes à forte teneur en amidon : blé, maïs, pomme de terre…
Pour le diester, la composition en acide gras des huiles végétales est déterminante, car les huiles doivent être très stables vis-à-vis de la chaleur.
Dans cette perspective, le tournesol est une plante particulièrement intéressante car son huile est composée d’une grande diversité d’acides gras. En 2006, un programme de sélection a d’ailleurs été engagé à partir de 76 écotypes de tournesol.
Le bioéthanol est un alcool fabriqué à partir de la fermentation des sucres ou de l’amidon des plantes. Il peut être incorporé à l’essence dans des proportions variables, ou être utilisé pur. Dans ce cas, les moteurs doivent être spécialement adaptés.
Pour la canne à sucre et la betterave, la richesse en sucre, donc potentiellement en alcool, est un critère de sélection permanent. Quand au blé, au maïs et à la pomme de terre, des recherches s’orientent actuellement vers la teneur et la qualité des amidons.
sources http://www.semencemag.fr/biocarburants-alternative-petrole.html