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En analysant la lumière filtrée par des galaxies situées aux confins de l’Univers visible, des astrophysiciens ont pu montrer qu’elles contenaient tous les éléments nécessaires à la vie moins de 2 milliards d’années après le Big Bang.
La vie telle que la connaissons est apparue sur notre planète très peu de temps après que celle-ci s’est formée, il y a environ 4 milliards d’années, mais on ne sait pas si cette vie est née sur place ou si elle a été apportée de l’espace. Une équipe internationale d’astrophysiciens vient en tout cas de montrer que les conditions nécessaires à l’émergence de la vie étaient déjà satisfaites dès l’enfance de l’Univers, bien avant la naissance du système solaire.
« Nous avons étudié 10 galaxies du jeune Univers et analysé leur spectre lumineux », explique Johan Fynbo professeur au Dark Cosmology Centre de l’Université de Copenhague (Danemark). Ces galaxies, distantes de 10 à 12 milliards d’années-lumière, sont visibles car elles sont « rétro-éclairées » par un quasar encore plus éloigné. Plus d’infos.
De nouvelles formes de virus – dont des virus cubiques – et d’autres formes jusqu’ici observées uniquement dans des milieux extrémophiles ont été découvertes dans les sédiments du lac Pavin, un lac volcanique situé dans le Puy-de-Dôme. C’est le résultat d’une équipe française menée par des chercheurs du Laboratoire Microorganismes: Génome et Environnement (CNRS / Université Blaise Pascal / Université d’Auvergne), dont l’étude va bientôt paraître dans The ISME Journal.(…)

Les analyses ont mis en évidence des particules virales infectieuses, pour la plupart à morphologie tête-queue comme dans les autres milieux pélagiques, mais présentant, pour certaines, une taille et une conformation atypique. Ont également été observés des virus à formes atypiques (citron, bâtonnet, filament, etc.), qui sont caractéristiques des virus d’archées, jusqu’ici observés uniquement dans des environnements très chauds ou hypersalins. Il y a aussi eu des surprises avec la découverte de nouvelles formes virales dont des virus cubiques, qui n’avaient jamais été observées dans la nature. Plus d’informations.
En analysant des roches lunaires ramenées lors des missions Apollo, des chercheurs du Lunar and Planetary Institute à Houston ont découvert des minuscules fragments de météorites qui ont frappé la Lune il y a fort longtemps. Au tout début du système solaire, il y a 3,5 milliards d’années, la Terre et son satellite ont en effet fait l’objet d’un bombardement intensif durant lequel les impacts étaient bien plus fréquents qu’aujourd’hui. Plus d’infos.

Distribution et concentration de différents éléments (blanc:aluminium, bleu:silicone,vert:magnesium, jaune:calcium, rouge:fer, rose:titane, et cyan:potassium)à la surface de la Lune. USRA/LPI/CLSE/Dr. Katherine Joy
Dans la forêt amazonienne et la jungle du sud de la Thaïlande, une moisissure est capable d’envahir le cerveau des fourmis charpentières pour les contrôler, les faire mourir où elle le souhaite et se développer dans leur corps mort.
Cette tueuse de fourmis zombies infecte l’insecte en propulsant des spores qui dérèglent son comportement. En les faisant tomber de la canopée où elles vivent, elle les place dans un milieu plus chaud et humide, mieux adapté à son propre développement. Puis, au plus chaud de la journée, lorsque le soleil est au zénith, elle les force à mordre la veine centrale située au dos d’une feuille et bloque leurs mandibules afin que cette accroche perdure jusqu’après leur mort.
Sur la photographie ci-dessous, on peut voir le champignon qui s’est développé dans les jours suivant ce processus, à partir de la tête de la fourmi. Une fois mâture, la moisissure relâche ses spores et infecte de nouvelles fourmis.

La réapparition d’habitats oubliés et la résurgence d’espèces invisibles depuis des années constituent l’un des effets inattendus des catastrophes naturelles.
Des chercheurs chiliens et américains ont publié des résultats étonnants concernant les effets des catastrophes naturelles sur les plages de sable à travers le monde. Ils ont pu analyser ces effets au Chili. En fait ils étaient présents sur place pour une étude portant l’impact des digues sur les plages avant le tremblement de terre du 27 février 2010 qui atteint 8,8 de magnitude et provoqué un tsunami dévastateur. Après le séisme, les scientifiques ont entrepris d’évaluer ses effets sur les plages qu’ils étaient en train d’étudier.
« Comme prévu, nous avons vu une forte mortalité de la vie dans la zone de balancement des marées sur les plages et les rivages rocheux, mais la reprise écologique sur certains de nos sites a été remarquable », a déclaré Jenifer Dugan, biologiste. « Les plantes reviennent dans des endroits où il n’y a plus de végétation, autant que nous le savons, depuis longtemps. Le tremblement de terre a recréé des plages de sable disparues. Ce n’est pas la réponse écologique initiale que vous pourriez attendre après un séisme majeur et un tsunami. »
Un spinosaure, dinosaure à « gueule de crocodile », aurait pour la première fois été découvert en Asie. Égypte, Angleterre, Niger et Brésil : ce sont les seuls pays où l’on avait découvert des spinosaures, dont le célèbre baryonyx, des dinosaures carnivores au museau allongé et muni de dents proches de celles des crocodiles.
Dès lors, on imagina que le continent asiatique n’avait hébergé aucun de ces reptiles. C’était une erreur ! Ronan Allain, du Muséum national d’histoire naturelle (CNRS/UPMC), Thiengkham Xaisanavong, du Musée des dinosaures de Savannakhet, au Laos, et leurs collègues ont mis au jour un spinosaure à Tang Vay, au Laos.

L’animal est nommé Ichthyovenator laosensis, soit « le chasseur laotien de poissons », en référence à son régime piscivore. Outre leur « gueule de crocodile », les spinosaures se distinguent le plus souvent par une voile, à fonction que l’on suppose décorative, portée par des prolongements osseux (des épines neurales) des vertèbres dorsales et caudales. Cette spécificité a conduit les paléontologues à l’identification du fossile
Après avoir passé l’hiver au Mexique, les papillons monarques (Danaus plexippus) remontent vers la région des Grands lacs, en Amérique du Nord. Mais quels individus ? Ceux qui ont quitté le Nord pour le Mexique l’année précédente et qui accomplissent ainsi un cycle complet de migration, ou la nouvelle génération née des œufs pondus sur le chemin vers le Nord, dans les États du Sud et du centre des États-Unis ? Pour répondre à cette question, Ryan Norris et ses collègues, de l’Université de Guelph au Canada, ont étudié les populations de papillons monarques qui rejoignent les Grands lacs.
À l’approche de l’automne, les papillons monarques quittent le Canada et le Nord des États-Unis pour rejoindre le Mexique. Ils sont des millions à parcourir les quelque 3 000 kilomètres, progressant en moyenne de 50 kilomètres par jour. Arrivés au Mexique, ils passent l’hiver en diapause – avec un métabolisme ralenti – dans des oyamels (des conifères), à plus de 2 400 mètres d’altitude, jusqu’à l’arrivée des beaux jours. Ils repartent alors vers le Nord en passant par les États américains bordant le golfe du Mexique, puis par le centre du continent avant d’atteindre les Grands lacs.