header image
L'actualité des Sciences ViveLesSvt.com sélectionne pour vous le meilleur de l'actualité sciences sur les blogs et médias en ligne.

La découverte d’une créature inhabituelle – surnommé «cactus qui marche » – en Chine, peut améliorer la compréhension de l’évolution des arthropodes.

Les arthropodes forment un embranchement d’une extraordinaire richesse. Avec les trilobites, les crustacés, les arachnides, et bien sur les insectes… on compte plus d’un million et demi d’espèces actuelles d’arthropodes.

Ils se caractérisent par un squelette externe, généralement formé de chitine et sont en outre composés d’appendices articulés, de pattes. L’origine de ce succès évolutif reste toutefois encore assez mystérieuse et l’ancêtre commun des arthropodes inconnu.

Dans la revue Nature, des chercheurs de l’université libre de Berlin présentent une créature inhabituelle, surnommée le « cactus qui marche » qui pourrait améliorer la compréhension de l’origine des arthropodes.

La plupart des groupes d’animaux vivant aujourd’hui sont apparus dans les fossiles lors de l’explosion du Cambrien, une période d’évolution rapide de quelque 500 millions d’années. Les chercheurs décrivent la découverte, au sud-ouest de la Chine, d’une espèce jusqu’alors inconnue de lobopodia (sortes de vers avec des appendices) originaire du Cambrien.

La créature, qui mesure environ six centimètres de long, ressemble à un ver mince au corps mou et possédant dix paires de robustes appendices articulés et épineux. Les auteurs suggèrent que cet organisme peut être le plus proche parent connu des d’arthropodes modernes. Plus d’infos.

Photos
Diania cactiformis Jianni Liu

Une chercheuse soutenue par l’Union au titre des actions Marie Curie a fait une découverte attestant qu’un «gène de l’asthme» peut être à l’origine de cette maladie respiratoire chez les enfants. Michaela Schedel – c’est le nom de cette jeune scientifique allemande – estime que sa découverte pourrait faire évoluer notre compréhension de l’asthme infantile et déboucher sur la mise au point de nouveaux traitements pour cette maladie, qui peut avoir une issue fatale et qui affecte cent millions de personnes en Europe et trois fois autant dans le monde.

«Des éléments probants nous permettent d’affirmer qu’un gène spécifique intervient dans l’apparition de l’asthme infantile», a déclaré Mme Schedel (33 ans), qui a réalisé ses premiers travaux de recherche à la Ludwig-Maximilians-Universität München et poursuit aujourd’hui son activité au sein de l’équipe du professeur Michael Kabesch, éminent spécialiste des questions d’allergie génétique de la Medizinische Hochschule Hannover (École supérieure de médecine de Hanovre).

Mme Schedel présentera les résultats de ses recherches à la réunion annuelle de la American Association for the Advancement of Science, qui se tiendra le week-end prochain à Washington.Ses travaux ont porté sur un gène appelé ORMDL3, que l’on trouve sur l’un des chromosomes, lesquels sont à la base de l’identité ADN unique de chaque individu.

Et la chercheuse d’expliquer: «Nous avons un premier indice de lien causal entre la présence de ce gène sur le chromosome 17 et l’apparition de l’asthme, maladie qui peut être traitée mais ne peut encore être guérie.»Elle espère que ses travaux aboutiront à la mise au point de stratégies préventives et thérapeutiques innovantes qui permettront enfin de guérir cette maladie responsable d’un rétrécissement des bronches.Plus d’infos.

La découverte, pour la première fois, d’un transfert génétique entre un hôte humain et une bactérie pathogène offre une vue nouvelle de l’évolution de certains agents infectieux.

Des biologistes de l’Université Northwestern, à Chicago, ont découvert la trace de fragment d’ADN humain dans un génome bactérien, celui de Neisseria gonorrhoeae, le germe responsable de la gonorrhée, maladie sexuellement transmissible qui affecte environ 50 millions de personnes dans le monde chaque année. D’autres recherches ont montré que le transfert de gène semble être un événement récent dans l’évolution de la bactérie.

« La bactérie devient une séquence génétique de son hôte, cela à une signification évolutive » explique Hank Seifert, professeur de microbiologie et d’immunologie dans le journal en ligne Mbio. On sait que le transfert de gènes se produit entre différentes bactéries et même entre bactéries et levures. « Mais passer de l’ADN humain à une bactérie est un saut très important », a déclaré Mark Anderson, autre auteur de l’étude. « Cette bactérie a dû surmonter plusieurs obstacles afin d’acquérir cette séquence d’ADN. »

L’étude suggère que la capacité de la gonorrhée à acquérir de l’ADN de son hôte humain peut lui permettre de développer de nouvelles souches. « Mais si cet événement particulier, a fourni un avantage pour la bactérie, nous ne le savons pas encore», ajoute Hank Seifert. Plus d’infos.

La recherche génétique prouve que le ver de terre a évolué vers une complexité réduite, comparativement à celle de ses ancêtres.

Selon une étude publiée aujourd’hui dans Nature par une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Hervé Philippe, du Département de biochimie de l’Université de Montréal, l’évolution n’est pas une marche constante vers des êtres de plus en plus sophistiqués et, par conséquent, la quête d’un chaînon manquant vivant n’est pas pertinente. « Aristote a été le premier à classifier les organismes, du plus simple au plus complexe. La théorie de l’évolution de Darwin a tablé sur cette notion, ajoutant l’idée d’une hiérarchie de l’évolution. Cette façon de penser a conduit des chercheurs – et des sceptiques – à chercher des ancêtres moins complexes, de manière à prouver ou réfuter l’évolution », a expliqué le professeur Philippe. « Ce que nous savons maintenant, c’est que l’évolution ne se produit pas dans une seule direction. Quand les gens parlent d’un chaînon manquant, ils mettent généralement de côté la possibilité d’ancêtres plus complexes. »

Les chercheurs ont comparé les génomes de deux espèces de vers marins présentant une morphologie simple, le xenoturbellida et l’acoelomorpha, avec ceux d’autres animaux. Ils ont démontré que leur ancienne position à la base du groupe des animaux à symétrie bilatérale – comprenant insectes, mollusques et vertébrés – n’était pas appropriée. « À la place, nous avons déterminé que le xenoturbellida et l’acoelomorpha sont très proches des deutérostomiens, une sous-division importante réunissant les oursins, les humains et les requins », a ajouté le professeur Philippe. « Je les ai placés dans cet ordre intentionnellement, parce que cela semble étrange, ce qui démontre notre tendance à toujours trier les organismes par ordre de complexité. » Ces découvertes signifient que les vers ont évolué à partir d’un ancêtre plus complexe, à travers d’importantes simplifications. Plus d’infos.

Comment se sont formés les paysages de la Pointe d’Etretat ou des falaises de Douvres ? Le géologue François Michel nous révèle devant son tableau blanc tous les mystères de la craie.

</p> <div class="alt"><a target="_blank" href="http://www.universcience.tv/media/2083/la-craie.html" title="La craie">La craie<br/><img src="http://escience-video.pad.brainsonic.com/csi-tv/20101029-152610/thumbnail_1.jpg" alt="La craie" border=0 /></a><br/> <p>Comment se sont formés les paysages de la Pointe d&#8217;Etretat ou des falaises de Douvres ? Le géologue François Michel nous révèle devant son tableau blanc tous les mystères de la craie&#8230;</p> <p> </p> <p>Précédent numéro de la série <em>François Michel au tableau !</em> dans MENU / Vidéos de la série.</p> <p> </p> <p>Réalisation : Roland Cros</p> <p>Production : Universcience 2010</p> </div> <p>

Des chercheurs français associant l’Université Paris Descartes, le CNRS et l’Inserm au sein de l’Institut Cochin, en collaboration avec la société Mymetics et avec le soutien de l’ANRS, ont développé un candidat-vaccin contre la transmission sexuelle du VIH chez des macaques femelles. Cinq singes, vaccinés par voies nasale et intramusculaire, ont été protégés contre l’infection par le VIH par voie vaginale.

Ce candidat-vaccin est le fruit de quinze années de recherche sur l’entrée du virus dans l’organisme et sur l’immunité locale au niveau des muqueuses. L’approche est nouvelle: elle consiste à induire la production d’anticorps spécifiques de la surface du virus au niveau des muqueuses génitales, mimant le phénomène observé dans une population de femmes naturellement immunisées contre le VIH et qui résistent à l’infection. Ces travaux sont publiés online dans la revue Immunity du 10 février 2011. Plus d’informations.

La révision des Loi Bioéthique est aujourd’hui à l’Assemblée Nationale : projet de loi ici. Voici les principales mesures :

Le don d’organes de son vivant



La situation aujourd’hui : Pour donner un organe de son vivant (cas le plus fréquent: un rein), les conditions sont strictes: il faut appartenir à la même famille (conjoint ou lien de parenté).

Ce qui pourrait changer : Le projet de loi prévoit d’élargir le cercle des donneurs à toute personne ayant avec le receveur une «relation étroite et stable».

Une autre disposition prévoit d’autoriser ce qu’on appelle «les dons croisés» entre deux couples. Imaginons que Mme A ait besoin d’un rein que son mari ne peut le lui donner faute de compatibilité. Même situation chez M. et Mme B. Le projet de loi prévoit d’autoriser M. B à donner son rein à Mme A et vice versa. Cette disposition permettrait «de réaliser de 100 à 200 greffes de rein supplémentaires par an, tout en favorisant le développement de la solidarité», a-t-il été estimé lors du conseil des ministres du 20 octobre dernier.

Les dons d’ovocytes



La situation aujourd’hui : Les femmes ne peuvent donner leurs ovocytes qu’une fois qu’elles sont mères (la situation est identique pour le don de sperme: ne peuvent donner que les hommes ayant déjà eu un enfant). Notons qu’aujourd’hui, les dons d’ovocytes sont bien inférieurs à la demande, de plus en plus de personnes se tournant vers des cliniques privées des pays voisins.

Ce qui pourrait changer: Autoriser toutes les femmes, même celles qui n’ont pas d’enfant, à donner leurs gamètes. Et éventuellement, si elles le souhaitent, demander à ce que leurs ovocytes soient conservés en «vue d’une éventuelle réutilisation ultérieure» (au cas où elles deviendraient infertiles).

Le transfert d’embryon post-mortem



De quoi parle-t-on ? Ils s’agit de cas rarissimes, touchant deux ou trois femmes chaque année. La situation est la suivante: un couple entame une procédure de fécondation in vitro, l’embryon n’est pas encore implanté dans l’utérus de la femme quand le mari décède. Qu’advient-il ? Avec la loi actuelle, le processus est interrompu.

Ce qui pourrait changer : Contre l’avis du gouvernement, la commission spéciale pilotée par Leonetti s’est prononcée pour l’autorisation du transfert post-mortem, sous certaines conditions, notamment un encadrement du délai, estimant qu’à ce stade, «le projet parental est déjà bien engagé».

L’assistance médicale à la procréation (AMP)



La situation actuelle : Quelque 30 000 couples s’adressent chaque année à un centre d’assistance médicale à la procréation. Le recours à l’assistance médicale à la procréation (insémination, fécondation in vitro, micro-injection, ndlr) est limité aux couples hétérosexuels stériles. Les femmes célibataires et les couples homosexuels, ne pouvant y avoir accès en France, sont souvent contraints à l’exil.

Ce qui pourrait changer : Pas grand chose. Le projet de loi rejette une ouverture de l’accès à l’AMP aux couples homo et femmes célibataires, réaffirmant la finalité «médicale» de l’AMP. Seuls changements prévus: la suppression du délai de deux ans de vie commune pour les concubins.

Sur les méthodes employées, la «congélation ultra-rapide d’ovocytes» (dite aussi vitrification), pourrait être autorisée, telle qu’elle se pratique dans certains pays européens comme l’Espagne. Jusqu’à présent, seule la congélation lente, moins performante, est possible en France. Début novembre, le professeur René Frydman avait annoncé la naissance de deux jumeaux à partir d’ovocytes congelés, une première en France.

La recherche sur l’embryon et les cellules souches



La situation actuelle: Au grand dam des chercheurs, le principe est celui de l’interdiction de la recherche. Tout en réaffirmant ce principe, la loi de 2004 avait prévu une procédure dérogatoire limitée à cinq années… arrivée à son terme ce dimanche 6 février.

Ce que prévoit le projet de loi: Statu quo. Le principe de l’interdiction est réaffirmé, avec un régime d’autorisation à titre dérogatoire, mais cette fois sans limitation de durée. Changement à la marge, surtout sémantique: pourront être autorisées les recherches «susceptibles de permettre des progrès médicaux majeurs» et non plus des «progrès thérapeutiques majeurs», ce qui permettra d’inclure les recherches en matière de diagnostic et de prévention.

L’anonymat des dons de sperme ou d’ovocytes



La situation actuelle: Tous les pays européens ont fait évoluer leur législation en mettant en avant le principe du droit à connaître ses origines pour l’enfant né d’un don de gamètes. En France, la loi actuelle est formelle. Les dons de sperme et d’ovocytes sont strictement anonymes.

Ce que prévoi(yai)t le texte de loi. En présentant le texte en Conseil des ministres, en octobre dernier, Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, avait ouvert une brèche. Le texte de loi instaurait un changement de taille: si l’enfant demande à sa majorité à connaître l’origine du sperme ou de l’ovocyte dont il est issu, la loi permettra de se tourner vers le donneur : si ce dernier est d’accord, ses coordonnées pourront être données au demandeur. Si le donneur ne le souhaite pas, la demande ne pourra pas aboutir.

Mais cette avancée vers la levée de l’anonymat a été rejetée à la quasi-unanimité par la commission spéciale de l’Assemblée nationale. La question pourrait être débattue lors de l’examen des amendements mais n’a quasiment aucune chance d’aboutir.

Extrait de l’article de Libération


Vive les SVT

Les sciences de la vie et de la terre au collège et au lycée. Découverte, actualité, cours, aide et soutien en ligne.


© Vivelessvt.com 2011
Infos légales

VivelesSVT.com est un site d'information pédagogique sur les SVT, Sciences de la Vie et de la Terre, dédié aux élèves de collège et de lycée. Découvrez chaque jour l'actualité des sciences, des fiches pour mieux comprendre, du soutien et de l'aide pour réussir ses cours, ses contrôles, ses devoirs et ses exposés.